Canoé et Mosquitos
Il y a deux semaines, on a retenté l’expérience “Sauk City”: 80 kilomètres à vélo aller-retour et 30 kilomètres en canoé. La dernière fois, c’était il y a deux ans, juste assez de temps pour oublier cette douloureuse expérience (pour moi), et remettre ça.
Cette fois-ci, on a été moins ambitieux: au lieu des collines de la campagne wisconsinienne, on s’en est tenus à la piste cyclable le long de l’autoroute, plus plane, plus rapide, même si beaucoup moins sympa évidemment. Autres changements de stratégie: on avait emmené la remorque à vélo et mon bon Erik s’est sacrifié pour tirer tout le matériel de camping. On avait aussi décidé de prendre notre temps sur la route, de faire des pauses, manger et boire à volonté et pique-niquer sur le chemin.
Mais avant toutes choses, un passage chez Starbucks à la sortie de Madison, pour reprendre des forces. D’ordinaire on boycotte, mais là on n’a pas pu résister à ce dernier geste civilisé avant deux jours de retour aux sources.


Touche culturelle: les Etats-Unis c’est un des rares pays où on peut adopter une autoroute. Sisi. Grâce à vos sous, cette section de l’autoroute sera nettoyée et toutes les voitures pourront lire votre nom sur le panneau avec l’arc-en-ciel. Ben, je sais pas mais cette compagnie, elle a pas dû payer sa dernière côtisation parce qu’il y avait plein de ratons laveurs morts sur le bas côté (touche culturelle).

A quelques mètres de Sauk City, notre remorque a perdu un boulon et fait un salto arrière derrière Erik (et devant moi - heureusement j’étais relativement loin derrière, comme peut laisser présager la photo précédente). Le boulon est resté introuvable. Heureusement Mac Gyver sait faire tout plein de noeuds, voile oblige, et il nous a bricolé un attelage solide avec des cordes de bateau.
Dans Sauk City, petite église le long de la rivière, avec un faux air de la Petite Maison dans la Prairie, non?




Le soleil tapait. On a “piqué une tête” dans la rivière, c’était super agréable.

On a eu beau rester tout habillés, on a réussi à attraper des coups de soleil sur les zones qui dépassaient. Vers la fin de l’après-midi, je ne supportais plus de sentir le soleil sur mes mains et mon cou. J’avais hâte de me poser. On a dépassé une convention nudiste aussi, tout un groupe nus comme des vers. On est bon public, ça nous a bien fait rigoler (on avait des jumelles).

Quand on a finalement trouvé un coin pour planter la tente, on a été assaillis par les moustiques. C’était genre Piel dans Les Maîtres du Temps…

Il a fallu qu’on dîne en vitesse et qu’on se réfugie dans la tente.
Après une nuit vraiment inconfortable (la vieillesse), on a repris la route le lendemain en se dépêchant pour arriver avant l’orage. Résultat: on est arrivés au point de rendez-vous avec deux heures d’avance, et il y a eu trois gouttes. C’est les moustiques qui étaient contents de nous tenir compagnie encore un peu.
Le retour en vélo s’est fait comme dans un rêve… On est arrivé 4 heures plus tard, après un passage obligé dans l’antre de la civilisation, j’ai nommé Starbucks.
Posted: août 14th, 2008 under L'Amérique, Hobbies, Travels.
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